DeLaVallet Bidiefono
Compagnie Baninga
Où vers? (septembre 2011)
Nos créations / Qui sommes nous? / Presse / Nous contacter / Vers l'accueil...crédit: Nicolas Guyot
Nos créations / Qui sommes nous? / Presse / Nous contacter / Vers l'accueil...Crédit: Nicolas Guyot
Où vers ? Conception et chorégraphie DeLaVallet Bidiefono Avec Ella Ganga, Camille Tholliez, Dimitri Aubin Babakila, Malone Bayimissa et DeLaVallet Bidiefono Création lumières Stéphane ‘Babi’ Aubert assisté de Cléo Konongo Création son Jean-Noël Françoise en collaboration avec Morgan Banguissa Production Compagnie Baninga / Le Grand Gardon Blanc Coproduction Théâtre Paul Eluard de Choisy-Le-Roi , Festival International des Francophonies en Limousin , Institut Français du Congo Avec le soutien de l' ADAMI , de la SPEDIDAM , du programme Afrique et Caraïbes en créations de l’INSTITUT FRANÇAIS , du Fonds SACD musique de scène , de l’ Ambassade de France en République du Congo et de la Halle de la Gombe - Institut Français de kinshasa
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Télécharger la revue de presse Création et tournée 7 septembre 2011 - avant-première à la Halle de la Gombe / Institut Français de Kinshasa 9 septembre 2011 - avant-première à l'Institut Français du Congo à Brazzaville (Les avant-premières à Kinshasa et Brazzaville sont soutenues par Air France) 21 septembre 2011 - avant-première au Festival Cadences à Arcachon 4 octobre 2011 - création à La Mégisserie - EPCC Vienne-Glane - Saint-Junien 6 et 7 octobre 2011 - Festival International des Francophonies en Limousin - Limoges 11 et 12 octobre 2011 - Lieu Unique à Nantes 18 octobre 2011 - Théâtre Paul Eluard à Choisy-le-Roi 20, 21, 22 octobre 2011 - Maison des Arts et de la Culture de Créteil 22 mars 2012 - Théâtre de Saint Quentin en Picardie Tournée 2012 en construction ... Premières intentions Au cours du 20ème siècle, "l’Occident" a vu éclore les manifestations concrètes des idées féministes. Les femmes y ont progressivement acquis le droit à l'éducation, au travail, à la maîtrise de leurs biens, le droit de vote, etc. DeLaVallet découvre, lors de ses tournées en Europe et de ses collaborations avec des créateurs français, un "monde occidental" marqué par le "mouvement de libération des femmes" et par son influence sur la pensée, la politique et l’organisation et l’appréhension des liens sociaux. En février 2010, avec le soutien de CulturesFrance et du Centre Culturel Français de Brazzaville, DeLaVallet se rend à Tunis pour un laboratoire de recherche avec le styliste Salah Barka. Ils effectuent ensemble un travail autour du tissu et de la matière. DeLaVallet est alors interpelé par le phénomène du port du voile et décide d’orienter sa prochaine création vers une réflexion sur la situation des femmes dans les sociétés contemporaines et plus particulièrement sur leurs rapports avec les hommes. En Afrique, dans la plupart des cas, les femmes se voient difficilement reconnaître la moindre indépendance économique ou juridique vis-à-vis des hommes. Pourtant, à y regarder de plus près, ce sont ces mêmes femmes qui sont un moteur essentiel de l’économie et du développement du continent. Pour DeLaVallet, le Congo s’apparente à un ring de boxe sur lequel chacun mène son propre combat. En tant que créateur, lui-même mène un combat singulier pour être libre de s’exprimer sur son époque, affirmer une identité et faire bouger les lignes. Aujourd’hui, la danse contemporaine participe d’un nouveau dynamisme en Afrique. Au Congo notamment, les créateurs contemporains, mettent en place des festivals, des structures de production, de recherche et de développement de moyens techniques, … La vitalité de ce secteur encore méprisé il y a peu, attire dorénavant l’attention des pouvoirs publics et d’une bonne partie de la société congolaise. Fort de cette évolution, DeLaVallet pour qui la danse contemporaine est un art de liberté et d’ouverture, fait le parallèle entre le combat qu’il mène en tant que créateur et celui que peuvent mener les femmes de son pays. Ce nouveau projet naît d’un désir d’interroger la vision et la philosophie des femmes africaines sur cette problématique du passage d’un certain enfermement à la liberté de s’exprimer. Les idées féministes ont très peu cours à Brazzaville. Comment les femmes vivent-elles la contradiction, le décalage entre la stagnation de leurs droits civiques et l’importance croissante de leur rôle politique et social ? Restées silencieuses jusqu’à présent, elles commencent à prendre la parole. Comment les femmes mènent leur lutte pour l’émancipation ? Quel regard les hommes portent t’ils sur cette lutte ? Quelles conséquences pour les relations homme/femmes ? Quelles conséquences pour la société congolaise ? Quel regard "l’Occident" porte t-il sur cette situation ? Quel nouvel équilibre doit-on trouver sur "le ring" ? Par la danse, DeLaVallet élargie ces questions à celle de notre liberté de circulation à tous. Quelle liberté avons-nous de circuler physiquement mais aussi en société? A quel point pouvons nous nous permettre d'être là où on ne nous attend pas, par-delà les schémas sociaux culturels et les stéréotypes? Il s’entoure pour cela des danseurs de la Compagnie Baninga dont Ella Ganga, l’une des deux seules interprètes professionnelles féminines en danse contemporaine au Congo. Il fait aussi appel à Camille Tholliez, interprète française rencontrée au Festival "Dialogue de Corps" organisé par la Termitière – Centre de Développement Chorégraphique de Ouagadougou.